Quand la solution IT miracle tant
attendue...
Description de la société
: l’entreprise opère dans le secteur des biens de grande consommation.
Elle génère un C.A. de €50M et a fait l’objet d’un rachat par LBO.
La société sort d’une situation financière tendue mais envisage une
croissance renouvelée avec le lancement d’un nouvelle ligne de produits
prometteuse.
Problématique initiale : Le système d’information
existant de gestion des commandes et de la chaine logistique n’est
pas intégrée. Il est jugé sous-dimensionné pour soutenir la croissance
attendue et susceptible de nuire à la réactivité de l’entreprise dans
le cycle d’approvisionnement de ses clients.
Solution envisagée : la décision de faire
table rase des S.I. existants pour basculer vers une solution « tout
ERP » est prise.
Références
- AVANQUEST SOFTWARE
- CAPZANINE
- CHEQUERS CAPITAL
- CLEARING WORLD S.L.
- EALIS GROUP
- EDMOND DE ROTSCHILD CAPITAL PARTNERS
- FINANCIERE MISTRAL
- INITIATIVE ET FINANCE
- QUESTEL DEVELOPPEMENT
- QUILVEST
- SOCIETE GENERALE CAPITAL EUROPE ADVISORS
LIMITED
... tourne au cauchemar opérationnel...
et financier !
Résultats le mise en place du nouvel ERP
: L’ERP JD Edwards est la solution retenue. Mais par suite d’une analyse
amont insuffisante des besoins de l’entreprise et d’une formation
hâtive et non exhaustive des utilisateurs, l’ERP, dans le paramétrage
qui en a été fait, se révèle rapidement inadapté aux processus logistiques
de l’entreprise. Pour pouvoir néanmoins continuer à livrer leurs clients,
les opérationnels forcent des transactions dans le système dont les
enregistrements comptables se mettent rapidement à diverger de la
réalité.
Conséquences opérationnelles : les difficultés
informatiques se traduisent par des erreurs de facturation qui créent
un mécontentement client. Ce mécontentement est attisé par les niveaux
de stocks erronés que fait apparaître le système et qui entraînent
des ruptures d’approvisionnement.
Conséquences financières : Le fort taux
de ruptures entraine un perte de C.A. et s’accompagne d’une explosion
des coûts logistiques pour tenter de remédier à ces ruptures dans
l’urgence. D’autre part, les erreurs de facturations conduisent à
de nombreux impayés.
En conséquence, les ressources de cash diminuent. De plus, la société
se retrouve en breach de covenants vis-à-vis des banques. La société
perd alors la confiance de ses fournisseurs qui cherchent à réduire
leurs encours sous peine de ne plus la livrer. La trésorerie continue
ainsi à se tendre.
Ayant fait un basculement complet vers le nouvel ERP sans retour en
arrière possible mais incapable d’en corriger les dysfonctionnements,
l’entreprise se retrouve finalement dans l’incapacité d’assurer son
fonctionnement au quotidien et au bord du dépôt de bilan.